- Hana, c’est moi, calme toi !
« Moi » ? Je lève la tête et aperçois …
- Hiro … ?
- C’est bien moi.
Je n’ose plus rien dire et me rassois correctement.
- Tu la connais Hiro ?
- Ferme ta gueule et conduis Yuji.
Il démarre la voiture et moi je n’ose plus bouger ne serais-ce que je petit doigt.
Quelques minutes plus tard, l’homme appelé Yuji s’arrête.
- Nous y voilà.
- Merci Yuji, à demain.
- N’oublis ton bagage !
C’est moi le bagage ? Tu t’es vu ?
Hiroki ouvre la porte et essaye de me porter. Je le repousse et me lève seule, en boitant.
- Laisse moi.
Hiro se baisse à la hauteur de Yuji.
- Elle a l’air fâché, c’est ta copine ?
- … A demain.
Il ferme la porte de la voiture et revient vers moi.
- Viens avec moi, on va soigner ta cheville.
Je ne bouge pas.
Il s’impatiente, prend ma main et me tire. Je me laisse faire.
C’est dans un appartement qu’il vit.
- Assis-toi sur le canapé, j’arrive.
Je me dirige donc vers le salon mais n’aperçois personne. Il vit seul ?
Quelques minutes après, il revient avec un bandage et de la crème. Il s’accroupit devant moi.
- Donne moi ton pied.
- Non.
- Arrête de faire ta gamine, c’est de ma faute après tout.
- Ta faute ?
- Oui, à cause des groupies non ?
- Pourquoi des groupies te courait après ?
Il soupire.
- Tu n’as pas encore compris ?
- Compris quoi ?
- Que je suis un des membres des Ushi.
C’est bien ce que j’avais eux peurs de comprendre … Je ne réponds rien.
- Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je suis venue … Pour quelque chose.
- Voir un producteur.
- Si tu le sais, pas la peine de demander.
- Si te le prends comme ça …
Une question me trottait dans la tête.
- Tu t’es souvenue de moi ?
- Je t’ai pourtant promis de ne pas t’oublier.
- Tu m’aimes alors ?
Il manque de se rétamer par terre.
Je lui tends finalement le pied. Il met un bandage.
- Donc tu ne m’aimes pas, je te comprends.
- Arrêtes, si je ne t’aimais pas, comment expliquerais tu que je t’ai embrassé.
Nous sommes tous les deux, en quelque sorte, gêné.
Un peu plus tard, il avait fini.
- Voilà.
- J’ai raté mon train. Je ne peux pas rentrer ce soir.
- Tu peux dormir ici.
Je soupire. De toute manière, je n’ai pas le choix.
- Je te laisse ma chambre, je dormirais sur le canapé. Appelles tes parents, le téléphone est à droite du canapé.
Ah, c’est vrai, ma mère ! Je n’ai pas besoin de son fixe, j’ai un portable. Je sors dans le couloir de l’immeuble et compose le numéro.
- Allo ? Hana ?
- Oui maman, c’est moi.
- Alors ma chérie, ça c’est bien passé ?
- Oui, je t’expliquerais quand je serais rentrée.
- Dans une heure ?
- Non, a vrai dire, j’ai raté mon train et là je dors … à l’hôtel.
Je ne vais pas lui dire que je dors chez un garçon.
- Vraiment ? Il ne c’est rien passé de grave ?
- Non, non, c’est juste que le rendez-vous a duré un peu plus longtemps, c’est tout.
- Bon, tu rentres demain alors ?
- Oui maman, bonne nuit.
Je raccroche et ouvre la porte d’entrée. J’entends parler ? … Hiro est au téléphone peut-être.





j ai ecoute c est special^^



